Israël/Palestine : le véritable « deux-poids-deux mesures»

crowd with banner and flag of palestine protesting on street
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Par Renée Fregosi

19 mai 2026

Le « privilège juif »

Dans sa définition originelle, un privilège relève d’un statut de l’ancien régime, permettant de jouir d’un avantage dont ceux qui ne bénéficient pas de ce statut sont privés. Dans la théorie du « privilège social », la notion de privilège est distordue : le privilège n’y ressort pas d’un système juridique, mais résulterait d’une situation inégalitaire de fait. La théorie du privilège devient ainsi une doctrine militante en inventant la notion de « privilège blanc », la fin de ce privilège ne pouvant advenir que dans une pulvérisation apocalyptique du « système » occidental maléfique, difficilement imaginable au demeurant, obligeant donc à fustiger sans répit les « blancs » irrémédiablement blancs1, jusqu’à une hypothétique parousie. 

Or cette théorie aberrante du « privilège blanc » a produit un surgeon spécifiquement antisémite. À la mi-juillet 20202résonnant avec l’hashtag #privilège blanc, est apparu sur Twitter l’hashtag #JewishPrivilege (« privilège juif »), repris par plus de 122 000 messages antisémites en vingt-quatre heures. La thématique du Juif et de l’argent est bien sûr sous-jacente ici, mais les Juifs seraient non seulement des profiteurs, des exploiteurs, des expropriateurs, mais aussi des privilégiés à tous égards. Des privilégiés par rapport à des groupes qui seraient « stigmatisés », discriminés, spoliés, frustrés de leurs dus, dépouillés jusqu’à leur statut de victimes à assister, à promouvoir par une « discrimination positive », par des avantages compensatoires, par des privilèges en miroir en somme. 

« Le Juif » est ainsi considéré comme un agent du monde occidental, de l’impérialisme américain, du capitalisme mondialisé comme il était hier un « cosmopolite », et en même temps il est accusé d’être un affreux nationaliste, un colonialiste, ancien supplétif des colons français, nouveau « colon » des « territoires palestiniens occupés ». Les Juifs sont alors définis en quelque sorte comme des « super-blancs ». Les « métèques », les « sangs mêlés » de l’antisémitisme raciste des XIXème et XXème siècles, sont devenus les « blancs » les plus honnis dans la vision « racisée » d’un monde où s’affrontent à nouveau radicalement les races3.

Mais si le terme de « privilège juif » est récent, le thème des Juifs favorisés, est déjà ancien, paradoxalement forgé après « l’extermination des Juifs d’Europe ». Les Juifs sont en effet accusés de « profiter » de la Shoah, notamment pour « légitimer » la création d’Israël (mythe vivace y compris en Israël alors que le mouvement sioniste d’où est né l’État hébreu s’enracine dans la Hashkala du siècle des Lumières, puis s’est développé à partir de la fin du XIXème siècle en Russie et en Europe de l’Est, comme dans le monde sépharade). Ce thème du favoritisme juif est décliné depuis plusieurs décennies donc, et ce jusqu’à nos jours, notamment dans la rhétorique du « deux-poids-deux-mesures », principe qui serait prétendument mis en œuvre systématiquement en Occident, au profit des Juifs. 

Ainsi, reprenant l’éditorial de l’hebdomadaire britannique Middle East International en date du 15 janvier 1982, la rédaction de la revue Journal of Palestine Studies estimait que « l’Occident — qui dénonce la répression en Pologne, certes indéfendable, impose des sanctions aux gouvernements de Pologne et d’U.R.S.S., et passe presque sous silence les infractions répétées d’Israël au droit international, aux conventions de Genève et à la Déclaration des droits de l’homme use de « deux-poids, deux mesures4 ». Ce sont quasiment les mêmes termes que l’on retrouve une quarantaine d’années plus tard dans une tribune publiée dans Le Monde, intitulée « Guerre au Proche-Orient : « La politique du “deux poids, deux mesures” rend nos pays inaudibles à l’échelle de la planète », signée notamment par Rony Brauman, Agnès Levallois et Noël Mamère. Les auteurs s’alarment en effet de « l’inégalité de traitement des Occidentaux entre les guerres en Ukraine et celles à Gaza, en Cisjordanie et au Liban [qui] renforce l’idée que la diplomatie des pays du Nord est restée figée à l’heure coloniale5».

L’année suivante, cette fois à un autre propos, on peut lire par exemple sur le site Acrimed. Observatoire des médias, un article intitulé « Libérations en Israël/ Palestine : le deux poids, deux mesures bat son plein6». La journaliste se fait forte de décrypter dans la mise en page d’un journal, « une allégorie du traitement médiatique dominant, marqué par un double standard structurel, constant, n’ayant de cesse de signifier sur tous les tons possibles et toutes les formes imaginables qu’une vie israélienne est supérieure à une vie palestinienne. »

Car cette expression est devenue un leitmotiv dans le narratif anti-israélien. L’ONG Amnesty International qui est désormais une des voix qui comptent dans la stratégie de délégitimation et de boycott d’Israël, posait donc le 11 mai 2026, un diagnostic selon lequel « le refus de suspendre Israël du concours Eurovision de la chanson [trahirait] l’humanité et [mettrait] en évidence le « deux poids deux mesures7 ». » La secrétaire générale de l’organisation Agnès Callamard, justifiait ainsi son interprétation : « La scène de l’Eurovision ne devrait pas accueillir Israël tant qu’un génocide est en cours. » Car l’accusation de génocide du « peuple palestinien » par les Israéliens est, elle aussi, une thématique récurrente.

« Génocide », l’inversion des rôles 

Tout commence dès les années 1930, lorsque l’argument de la « colonisation » de la Palestine par les Juifs est avancé par le frère du fondateur de la Confrérie des Frères musulmans Hassan al-Banna, Abd al-Rahman al-Sa’ati, après son voyage à Jérusalem et sa rencontre avec le grand mufti Al-Husseini en 19358 La matrice idéologique antisioniste est donc déjà constituée avant même la création de l’État hébreux. Mais dès 1948, l’idée du génocide du peuple palestinien est lancée à travers l’image inversée de la Shoah dans laquelle consiste le concept de Nakba (signifiant « grande catastrophe » en arabe, symétrique de Shoah en hébreux) « popularisé par l’intellectuel palestinien grec-orthodoxe Constantin Zureik9 ». Cette inversion des rôles est notamment reprise dans les années 1970 chez Edward Saïd, dans son ouvrage The Question of Palestine10, où il estimait que les Palestiniens constitueraient « peut-être un peuple exceptionnel ». Il retournait ainsi la notion de « peuple élu » pour la transférer au peuple construit sur le mythe de la Nakba.

En 1982, alors que le jeune Mahmoud Abbas soutenait sous la direction d’Evgueni Primakov11, sa thèse sur « les relations secrètes entre le nazisme et le sionisme », et qu’Arafat était exfiltré du Liban où l’OLP avait semé la guerre civile qui ensanglantera durablement le pays jusqu’à le menacer de dislocation, le communiste converti à l’islam, Roger Garaudy, affirmait à propos des massacres perpétrés par les phalangistes libanais à Sabra et Chatila que « le génocide est inscrit dans les textes sacrés du judaïsme »12. Lors de la Conférence de Durban contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance » en 2001, c’est Yasser Arafat lui-même qui parla « d’apartheid », « d’épuration ethnique » et même de « génocide » dans sa défense des Palestiniens, double face de sa dénonciation d’Israël. Bien avant le 7 octobre 2023, l’accusation de génocide du peuple palestinien par Israël était donc bien implantée dans les esprits. 

Or, dès le 28 décembre 2023, le New York Times révélait la substance d’une enquête menée pendant deux mois auprès de plus de 150 témoins parmi les anciens otages, les rescapés et les militaires, les médecins et les légistes intervenus sur les lieux des massacres. Il y était notamment question de « la façon dont le Hamas a usé de la violence sexuelle comme arme »13. Certes, si les violences sexuelles n’accompagnent pas systématiquement le génocide comme on a pu le constater lors de la Shoah, en revanche, l’exhibition du viol de masse et le massacre des femmes et des enfants constitue le caractère génocidaire de ce type d’assassinats de masse. Car c’est à la fois l’appareil reproducteur, la matrice du peuple qui est atteinte à travers le corps des femmes, et la descendance, l’avenir du peuple qui est dénié à travers l’élimination des enfants.

De plus, la volonté de profaner les corps qui s’est manifestée par les blessures au visage notamment, les mutilations, les dépeçages, les crémations pratiqués ante et post mortem sur les femmes comme sur les hommes (dont certains ont été violés d’ailleurs), manifeste non seulement le projet de déshumanisation de tout un peuple mais vise à instiller en lui une telle terreur que les survivants se résolvent à abandonner le terrain. Cette frénésie dans la cruauté est en effet la marque des conflits à visée territoriale comme ce fut le cas en ex-Yougoslavie ou au Rwanda en 1994, comme c’est encore le cas au Congo. « Le procédé du massacre, associé au pillage et au viol, est le moyen de se faire bien comprendre, pour hâter le départ de cet Autre jugé indésirable. Ainsi la destruction partielle du groupe et l’effet de terreur qui en résulte sont-ils de nature à provoquer et accélérer les départs.14»

Pourtant, la dimension génocidaire comme la visée d’usurpation de territoire des massacres du Hamas, ont été non seulement ignorées15 y compris par les médias qui relataient les faits dans toute leur horreur, mais dès le 8 octobre, c’est Israël qu’on a accusé de mettre en œuvre un génocide à Gaza. Avant même la riposte israélienne sur la bande de Gaza, dans de grandes villes occidentales et tout particulièrement sur les campus universitaires, comme dans « la rue arabe », des mobilisations s’élevaient contre Israël, État « colonialiste », pratiquant « l’apartheid » et « génocidaire ». 

Dès le début de novembre suivant les massacres, « 800 universitaires et praticien·nes [sic] du droit international, de l’étude des conflits et de l’étude des génocides ont[-ils] signé une déclaration publique mettant en garde contre la possibilité d’un génocide perpétré par les forces israéliennes contre les Palestinien·nes [sic] de la bande de Gaza.16» Puis en décembre, Hala Abou Hassira, « ambassadrice de Palestine », estime dans le journal L’Humanité que « le mot génocide n’est pas démesuré, c’est la réalité de Gaza qui l’est[17», l’universitaire militante propalestinienne18 Francesca Albanese, rapporteur spécial des Nations unies pour « les territoires palestiniens occupés », estime que « à Gaza, le risque de génocide se matérialise de plus en plus19», et le 29 décembre, l’Afrique du Sud portait une requête auprès de la Cour internationale de justice accusant Israël de se livrer à des « actes de génocide contre le peuple palestinien à Gaza 20».

.Par ailleurs, les médias n’ont pas été en reste pour accabler les Israéliens, leur armée, leur gouvernement et par-dessus tout son premier ministre Benjamin Netanyahou, devenu l’incarnation du mal. Pourtant, chacun sait que l’inversion des rôles est classique chez les génocidaires. Massacrant en masse les Arméniens pendant la guerre de 1914-1918 pour bâtir une nouvelle nation unitaire, les Turcs les accusaient d’être des agents de l’ennemi21 Les nazis exterminant les Juifs d’Europe dénonçaient leur visée dominatrice, leur influence mondiale et les désignaient comme les fauteurs de guerre et les corrupteurs de la « race aryenne », justifiant la « solution finale »22. Les tueurs hutus présentaient les Tutsis comme des dominateurs et des expropriateurs de la terre hutue et les déshumanisaient en les qualifiant de cafards à exterminer systématiquement23. Les Khmers rouges présentaient leurs victimes (adultes et enfants des deux sexes de tous âges) comme des dangers mortels pour l’Angkar, des corps étrangers, destructeurs occidentalisés de la nation originelle, à déporter en masse pour les éradiquer jusqu’au dernier.

Mais c’est le Hamas que les journalistes choisissent de croire systématiquement, que ce soit en citant sans aucune réserve les chiffres dudit « ministère de la santé du Hamas », ou en considérant comme « indépendants » les journalistes palestiniens accrédités par le Hamas. Et lorsque finalement, « le procureur de la CPI admet qu’il n’a pas trouvé de preuves de génocide à Gaza24 », et qu’il ne peut donc pas retenir de chef d’accusation à l’encontre de Benjamin Netanyahou et Yoav Gallant, le silence des médias est assourdissant. 

Dans la logique du nouvel adage « victime, on vous croit ! 25», on croit sur parole le « dominé », victime par essence, tandis que celui qui est désigné comme le « dominant » peut bien démonter de façon irréfutable la nature mensongère des accusations portées à son encontre, sa condamnation sera inévitable puisque sa culpabilité est consubstantielle à sa nature de dominant. Et selon la croyance qu’un coupable ne peut être victime (et réciproquement), le prétendu dominant peut quant à lui, apporter mille preuves des insultes, agressions et même des massacres qu’il a subis, la suspicion à son égard demeurera indélébile, d’autant plus s’il ose désigner la victime-née comme étant l’auteur des faits. 

La domination « systémique »

Ainsi un homme est forcément agresseur d’une femme et même de plusieurs femmes de préférence, puisque « Tous violeurs ! », de même qu’un « blanc » ne peut pas être victime de racisme anti-blancs puisqu’il jouirait en tout temps et en tout lieu du « privilège blanc » qui le place d’emblée en situation dominante par rapport aux « racisés » et donc inatteignable à une quelconque discrimination. Et un Juif ne saurait être victime lui non plus, puisque coupable a priori, bénéficiant du « privilège juif » aujourd’hui qu’il ose être possesseur d’un territoire national, Israël. C’est bien en effet la logique paranoïde qui préside en l’occurrence, au traitement médiatique de l’attaque génocidaire du 7 octobre relayant le narratif palestiniste, et que l’on retrouve plus généralement dans les analyses et commentaires sur le conflit israélo-arabe depuis 1948.

Le palestinisme26, ou « propalestinisme27», promoteur du « malheur palestinien », instrumentalise en effet la défense compassionnelle propalestinienne, c’est-à-dire à l’égard des Arabes de Palestine et de leurs descendants, transformés en réfugiés héréditaires pris en charge par l’UNRWA depuis 1949. Le but stratégique du propalestinisme est la disparition de l’État d’Israël, car c’est l’ensemble du territoire de la Palestine britannique mandataire (cette région de l’empire ottoman défait que la SDN avait chargé la Grande-Bretagne d’administrer) qui est considéré comme devant demeurer musulman et être dévolu aux seuls arabes. Pour parvenir à ses fins, la tactique du propalestinisme consiste à délégitimer l’État juif, tout particulièrement à travers la victimisation obsessionnelle des populations palestiniennes et la diabolisation (au sens propre et au sens figuré) du Juif/Israélien.

Avec la création de l’État d’Israël, les Juifs qui luttaient les armes à la main et recouvraient un territoire national, avaient de ce fait retrouvé une dignité déniée pendant des siècles aux dhimmis sous les califats et l’empire ottoman, et aux persécutés des pogroms et de la Shoah. Non seulement les Juifs n’étaient donc plus des « soumis » mais plus généralement, ils n’incarnaient plus l’archétype de la victime chérie par la gauche, comme l’a parfaitement montré Jacques Givet-Vichniac dès 196828, et devenaient même des « nazis » dans une inversion des rôles qui fera flores, comme l’avait compris Vladimir Jankélévitch dès 196729 après la guerre victorieuse des Six jours. 

Même si près d’un million de Juifs furent expulsés des pays arabes ou contraints à l’exil après 1947, il fallait aux défenseurs des pauvres, des malheureux, des damnés de la terre, trouver une autre figure de la victime. Ils l’ont donc créée en inventant « le peuple palestinien » prétendument martyr des Israéliens. La haine des Juifs reformatée à partir de la dénonciation obsessionnelle d’Israël, va donc permettre de fédérer les musulmans fondamentalistes et traditionnalistes à travers toute la planète, à une gauche occidentale retombée dans le tropisme révolutionnaire, et gagnée par l’idéologie woke néo tiers-mondiste. 

L’antisémitisme « antisioniste » fait converger également des régimes les plus divers, de Vladimir Poutine revivifiant l’antisémitisme ancestral russe à l’Afrique du sud assimilant les Juifs à l’apartheid, en passant par le brésilien Lula qui compare Netanyahou à Hitler. Et même la diplomatie vaticane réalisant un aggiornamento de l’anti-judaïsme chrétien archaïque, rejoint le mouvement, comme on l’a vu chez l’ancien pape François à travers son justicialisme hérité du péronisme qui lui a fait assimiler le petit Jésus de la crèche du Vatican à un Palestinien enveloppé d’un keffieh, et chez son successeur Léon XIV, qui a décoré sans état d’âme, l’ambassadeur de la République islamique d’Iran près le Saint-Siège. Honorer ainsi un régime qui anime un terrorisme international anti-occidental et anti-Juifs depuis des décennies et qui massacre sa population par dizaines de milliers, constitue un signal de défiance à l’égard des démocraties occidentales, et relève d’un cynisme effarant lorsque l’on sait que le pape réserve traditionnellement cette décoration pontificale à des personnalités ayant œuvré au rapprochement entre les deux institutions et en faveur de causes humanitaires. 

Cette réactivation d’anciennes collusions rouges-brunes et politico-religieuses qui constitue aujourd’hui le Sud global30 cette figure idéologique performative anti-occidentale), a atteint son climax au lendemain des massacres génocidaires perpétrés par le Hamas du 7 octobre 2023 et ne cesse depuis de monter en puissance. L’imposture du deux-poids-deux-mesures qui favoriserait toujours les Israéliens et les Juifs en général, a par conséquent encore de beaux jours devant elle… Sauf peut-être, si la chute de la dictature ultra militarisée des mollahs iraniens venait à modifier le rapport des forces au niveau international ?

Renée Fregosi est philosophe et politologue. Présidente du CECIEC. Dernier ouvrage paru : Le Sud global à la dérive. Entre décolonialisme et antisémitisme, Paris, Éditions Intervalles, 2025.

 

 

  1. Renée Fregosi, « L’antisionisme : justicialisme du « privilège juif » », Site de l’Observatoire de l’éthique universitaire, 27 octobre 2023 : https://www.decolonialisme.fr/lantisionisme-justicialisme-du-privilege-juif/
      ↩︎
  2. Voir The Times of Israel, 14 juillet 2020, https://fr.timesofisrael.com/jewishprivilege-un-nouvel-hashtag-antisemite-sur-twitter/ ↩︎
  3.  Renée Fregosi, « L’antisémitisme, ce « privilège dont les Juifs se passeraient bien », Causeur, 8 août 2020. ↩︎
  4. Renée Fregosi, Journal of Palestine Studies, Vol.12 N°1, 1982, numéro spécial « The War in Lebanon » (pp.242-243). ↩︎
  5. [1] Le Monde, 30 octobre 2024 : https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/10/30/guerre-au-proche-orient-la-politique-du-deux-poids-deux-mesures-rend-nos-pays-inaudibles-a-l-echelle-de-la-planete_6366627_3232.html ↩︎
  6. Pauline Perrenot, « Libérations en Israël/ Palestine : le deux-poids, deuxmesures bat son plein », site Acrimed. Observatoire des médias, 21 octobre 2025 : 
    https://www.acrimed.org/Liberations-en-Israel-Palestine-le-deux-poids
      ↩︎
  7. Amnesty International 11 mai 2026
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/05/europe-failure-to-suspend-israel-from-eurovision-betrays-humanity-and-exposes-blatant-double-standards/
      ↩︎
  8. Voir Israël Gershoni, « The Muslim Brothers and the Arab Revolt in Palestine, 1936-39 » Middle Eastern Studies, vol. 22, n° 3, 1986, pp.367-397.  ↩︎
  9. Antoine Fleyfel, « Création de l’État d’Isrël et la Nakba », L’œuvre d’Orient, 21 mai 2021 : https://oeuvre-orient.fr/regard-historique-la-naissance-de-letat-disrael-et-la-nakba-par-antoine-fleyfel/
      ↩︎
  10. Edward Saïd, La question de la Palestine (p.42) Éditions Sinbad/Actes Sud, 2010.  ↩︎
  11. Evgueni Primakov a été un haut responsable du KGB et a mené également une carrière universitaire à l’époque de l’URSS, puis il a été chef du gouvernement et ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie dans les années 1990. Parlant l’arabe et spécialiste en « études orientales », il a été un des contacts privilégiés entre le régime soviétique et l’OLP. ↩︎
  12. Michaël Prazan et Gaston Crémieux, « Guerre à Gaza – « Génocide », l’accusation rituelle », Franc-Tireur, N°120, 28 février 2024.  ↩︎
  13. https://www.nytimes.com/2023/12/28/world/middleeast/oct-7-attacks-hamas-israel-sexual-violence.html
      ↩︎
  14. Jacques Sémelin, Purifier et détruire. Usages politiques des massacres et génocides, P     aris, Éditions du Seuil, 2000, p. 399. ↩︎
  15. Voir Renée Fregosi, « La dimension génocidaire, angle mort des massacres du 7 octobre », revue Telos, 3 janvier 2024 : https://www.telos-eu.com/fr/politique-francaise-et-internationale/la-dimension-genocidaire-angle-mort-des-massacres-.html   ↩︎
  16. Collectif anonyme, « Des universitaires mettent en garde contre un potentiel génocide à Gaza », Contretemps, 8 novembre 2023. ↩︎
  17. Lina Sankari et Vadim Kamenka, « Bande de Gaza. Guerre Israël-Hamas. Le mot génocide n’est pas démesuré c’est la réalité à Gaza qui l’est », L’Humanité, 7 décembre 2023. ↩︎
  18. Francesca Albanese, est chercheuse associée à l’Institute for the Study of International Migration de l’Université de Georgetown et elle a cofondé le Global Network on the Question of Palestine, centre affilié au groupe de réflexion Arab Renaissance for Democracy and Development fondée en 2008 à Amman, en Jordanie. Sous couvert de combat démocratique en faveur « de droits et de possibilités équitables, inclusifs et durables » pour tous, Israël est systématiquement visé par ses analyses critiques.  ↩︎
  19. Zeina Kovacs, « À Gaza, le risque de génocide se matérialise de plus en plus », Mediapart, 28 décembre 2023. ↩︎
  20. La Tribune, 29 décembre 2023.  ↩︎
  21. Voir notamment Bernard Bruneteau, Un siècle de génocides, Paris, Éditions Armand Colin, 2016. ↩︎
  22. Voir notamment Raul Hilberg, La destruction des Juifs d’Europe, Paris, Gallimard, Folio Histoire, 2006. ↩︎
  23. [1] Voir notamment Jean Hatzfeld, Une saison de machettes, Paris, Points Seuil, 2003. ↩︎
  24. Nicolas Pape, 21News, 14 mai 2026 : https://www.21news.be/le-procureur-de-la-cpi-admet-quil-na-pas-trouve-de-preuves-de-genocide-a-gaza/ ↩︎
  25. Voir Sabine Prokhoris, Le Mirage #MeToo, Éditions du Cherche Midi 2021 et « En relisant Les Dieux ont soif – Rappels pour notre temps », https://leclinamen.fr/2026/05/en-relisant-les-dieux-ont-soif-rappels-pour-notre-temps/ ↩︎
  26. Pour l’explicitation du concept, voir notamment Pierre-André Taguieff, L’Invention de l’islamo-palestinisme, Paris, Éditions Odile Jacob, 2025.  ↩︎
  27. Voir Renée Fregosi, « Les mots et les non-dits du propalestinisme », Le Coq Héron, (pp.34-43) N°260 juin 2025.  ↩︎
  28. Jacques Givet, La gauche contre Israël ? Essai sur le néo-antisémitisme, Paris, Éditions Jean-Jacques Pauvert, 1968. ↩︎
  29. Vladimir Jankélévitch, « Pardonner ? », texte repris dans L’imprescriptible, Paris, Éditions du Seuil, 1986. ↩︎
  30. Pour un aperçu de la notion de Sud global, voir Renée Fregosi, « Le « Sud global », coalition virtuelle, menace réelle », Revue Politique et Parlementaire, Mai 2024. ↩︎